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      CSA : Conseil supérieur de l’audiovisuel

      CSA : Conseil supérieur de l’audiovisuel

 

  Élections présidentielles :

“C’est une autorité française de régulation de l’audiovisuel, qui a pour mission de garantir l’exercice de la liberté de communication audiovisuelle.

L’activité du Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA) français avant les élections présidentielles de mai 1995 est un cas remarquable.

En septembre 1994, sept mois avant le vote, le CSA a publié ses exigences.

Le temps restant avant les élections a été divisé en trois périodes, au cours desquelles des règles de plus en plus strictes ont été appliquées concernant l’égalité d’accès.

À partir du 20 septembre 1994, la “règle des 3 tiers” est entrée en vigueur.

Elle stipulait que l’accès devait être réparti de la façon suivante : un tiers à la majorité parlementaire, un tiers aux membres du gouvernement, et le dernier tiers est réservé à l’opposition parlementaire.

En outre, les partis non-parlementaires devaient être pris en compte.

 

 Le pluralisme politique :

Il était, en fait, demandé aux radiodiffuseurs (tant publics que privés) de respecter le principe fondamental du pluralisme.

À partir du 1er janvier 1995, le principe d’un accès équilibré a été appliqué.

L’objectif était de mettre en œuvre le pluralisme sans imposer aux diffuseurs un carcan de règles visant à une égalité précise de temps d’antenne.

Il fut reconnu que le passé d’un candidat, le nombre de députés du parti, qui le soutenait et sa position dans la course électorale devait être pris en compte.

 

Le Conseil supérieur de l’audiovisuel, a également recommandé que les politiques ne soient plus invités à des programmes autres que les informations.

Enfin, du 7 avril au 7 mai 1995 (jour des élections), le principe strict d’égalité et d’égal accès aux médias est entré en vigueur.

Non seulement le CSA a émis des recommandations, mais il en a aussi contrôlé méticuleusement l’application.

Une équipe de 15 observateurs et de cinq analystes a surveillé la couverture des 30 programmes d’information quotidiens et de 40 journaux et magazines.

De plus, l’observation de divers médias locaux a été déléguée.

Cette surveillance a été assurée tant quantitativement (temps de parole à l’antenne, couverture éditoriale, et soutien explicite d’un candidat) que qualitativement (traitement).

Au cours de ces sept mois d’efforts, le Conseil supérieur de l’audiovisuel a rappelé les règles aux radiodiffuseurs à diverses reprises et est intervenu en émettant des recommandations.

Au total, il a conclu, après les élections, que le principe d’égalité avait été mieux respecté que lors des élections antérieures, bien que les concurrents de tête aient généralement bénéficié d’un temps d’antenne plus long.

La couverture du second tour des élections, entre M. Jospin et M. Chirac, a été très équilibrée.

 

En Italie, l’intervention du politique dans la programmation du diffuseur public a peut-être été plus directe.

En 1994, une commission de sénateurs et de députés a été invitée à édicter des règles et à diriger directement les programmes pour la période électorale, afin de garantir la présentation d’un panorama complet, l’impartialité et le traitement égal de tous les partis prenant part aux élections.

Des directives ont été promulguées, exigeant “l’égalité des chances pour tous les partis et mouvements” et un centre de surveillance a été installé pendant toute la durée de la campagne.

Comme on l’a déjà dit, ajoute Audrey Crespo-Mara, tout le monde s’accorde à reconnaître, qu’il est indispensable que les diffuseurs publics assurent l’impartialité et l’équilibre.

Mais, en Europe occidentale, les façons d’y parvenir sont nettement différentes.

Certains pays, n’ont pas de règles, d’autres en ont de très strictes, assorties de contrôles. Cela est très probablement lié à l’influence”, article de la journaliste française, Audrey Crespo-Mara (épouse de Thierry Ardisson).