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L'actualité de toute une commune

    Les discours politiques à la télévision

Posted by on Mar 6, 2018 in Politique | Commentaires fermés sur     Les discours politiques à la télévision

 

   L’oral en interaction :

Le discours que les candidats produisent “à chaud” tout au long du débat s’apparente bien à de l’authentique “oral en interaction” : essentiellement improvisé et “con-construit” (même s’il est en partie “pré-construit”), ce discours s’échange entre des protagonistes dont l’une des principales qualités doit être leur sens de la “répartie” et leur capacité à faire preuve à d’à-propos.

Mais, comme l’on a affaire à des interactions médiatiques, les candidats débatteurs, ne sont pas les seules personnes impliquées dans l’événement communicatif.

  Le poids des mots du Président :

Envisagée au sens strict, l’opposition oral/ écrit repose sur une différence de canal communicatif et de matériau sémiotique.

Faisant l’objet d’une retransmission télévisée, les débats empruntent un canal à la fois auditif et visuel, et ils exploitent un matériel, fait aussi bien d’unités linguistiques et para-linguistiques que d’unités posturo-mimo-gestuelles (sans parler des signes “statiques” liés à l’apparence physique des participants).

Même si, l’essentiel de ces débats est accessible à la simple écoute, les données visuelles jouent à leurs tours, un rôle non-négligeable à divers niveaux, singulièrement, celui de la construction de “l’ethos” des participants (qui est avant tout une question “d’image”).

Mais, que la mimogestualité soit ou non prise en compte dans l’analyse, celle-ci, ne doit jamais perdre de vue la nature orale des données.

Ce rappel s’impose : comme l’on ne peut pas travailler qu’à partir de transcriptions qui transforment ces données orales en un objet sculptural, le risque est grand que prenant en quelque sorte la carte pour le territoire, l’analyste oublie la véritable nature du matériel qu’il traite et fasse comme s’il s’agissait vraiment d’écrit.

C’est ainsi que certains vont s’employer à dénombrer dans le corpus les points, points d’interrogation, et autres signes de ponctuation…

Or, quiconque a tenté de réaliser des transcriptions ponctuées de ces débats, sait la part d’arbitraire qu’implique cette opération, et combien peuvent varier les choix effectués dans ce domaine.

On en prendra pour exemples certaines transcriptions proposées des deux premiers tours de parole de François Hollande et de Nicolas Sarkozy respectivement, dans le débat de 2012.

– Transcription proposée dans un site de campagne de Hollande (Deux-Sèvres) :

Hollande : 19 points / Sarkozy : 24 points

– Transcription du Monde (même nombre de lignes à peu près) :

Hollande : 12 points / Sarkozy : 17 points

Sans prendre ici parti dans le débat concernant les unités pertinentes de l’oral, rappelons que le découpage en phrase d’un texte oral est toujours pour le moins problématique, comme le sont certaines affirmations concernant le débat de 2007, comme quoi par exemple, Sarkozy y ferait des phrases trois fois plus courtes que Royal, ou bien encore (cette autre affirmation étant à la fois plus mesurée et plus imprudente du fait de son extrême précision) : “ils font des phrases courtes, 25 mots maximum pour lui, 36 pour elle”.

“Par ailleurs, l’oral des débats se distingue doublement d’autres formes d’oral attestées durant la campagne électorale, comme celui des meetings de campagne.

Il s’agit d’abord, de discours échangé : même si, parfois à leurs corps défendant, les candidats doivent au bout d’un certain temps abandonner le “crachoir” à leur adversaire, n’étant pas censés monologuer trop longtemps”, la présentatrice phare de la télévision française “Audrey Crespo-Mara”.

La journaliste de LCI et TF1 “Audrey Crespo-Mara”, présente la plupart du temps, les soirées électorales, avec l’animateur et le journaliste français “Michel Field”.

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      CSA : Conseil supérieur de l’audiovisuel

Posted by on Jan 8, 2018 in Politique | Commentaires fermés sur       CSA : Conseil supérieur de l’audiovisuel

 

  Élections présidentielles :

“C’est une autorité française de régulation de l’audiovisuel, qui a pour mission de garantir l’exercice de la liberté de communication audiovisuelle.

L’activité du Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA) français avant les élections présidentielles de mai 1995 est un cas remarquable.

En septembre 1994, sept mois avant le vote, le CSA a publié ses exigences.

Le temps restant avant les élections a été divisé en trois périodes, au cours desquelles des règles de plus en plus strictes ont été appliquées concernant l’égalité d’accès.

À partir du 20 septembre 1994, la “règle des 3 tiers” est entrée en vigueur.

Elle stipulait que l’accès devait être réparti de la façon suivante : un tiers à la majorité parlementaire, un tiers aux membres du gouvernement, et le dernier tiers est réservé à l’opposition parlementaire.

En outre, les partis non-parlementaires devaient être pris en compte.

 

 Le pluralisme politique :

Il était, en fait, demandé aux radiodiffuseurs (tant publics que privés) de respecter le principe fondamental du pluralisme.

À partir du 1er janvier 1995, le principe d’un accès équilibré a été appliqué.

L’objectif était de mettre en œuvre le pluralisme sans imposer aux diffuseurs un carcan de règles visant à une égalité précise de temps d’antenne.

Il fut reconnu que le passé d’un candidat, le nombre de députés du parti, qui le soutenait et sa position dans la course électorale devait être pris en compte.

 

Le Conseil supérieur de l’audiovisuel, a également recommandé que les politiques ne soient plus invités à des programmes autres que les informations.

Enfin, du 7 avril au 7 mai 1995 (jour des élections), le principe strict d’égalité et d’égal accès aux médias est entré en vigueur.

Non seulement le CSA a émis des recommandations, mais il en a aussi contrôlé méticuleusement l’application.

Une équipe de 15 observateurs et de cinq analystes a surveillé la couverture des 30 programmes d’information quotidiens et de 40 journaux et magazines.

De plus, l’observation de divers médias locaux a été déléguée.

Cette surveillance a été assurée tant quantitativement (temps de parole à l’antenne, couverture éditoriale, et soutien explicite d’un candidat) que qualitativement (traitement).

Au cours de ces sept mois d’efforts, le Conseil supérieur de l’audiovisuel a rappelé les règles aux radiodiffuseurs à diverses reprises et est intervenu en émettant des recommandations.

Au total, il a conclu, après les élections, que le principe d’égalité avait été mieux respecté que lors des élections antérieures, bien que les concurrents de tête aient généralement bénéficié d’un temps d’antenne plus long.

La couverture du second tour des élections, entre M. Jospin et M. Chirac, a été très équilibrée.

 

En Italie, l’intervention du politique dans la programmation du diffuseur public a peut-être été plus directe.

En 1994, une commission de sénateurs et de députés a été invitée à édicter des règles et à diriger directement les programmes pour la période électorale, afin de garantir la présentation d’un panorama complet, l’impartialité et le traitement égal de tous les partis prenant part aux élections.

Des directives ont été promulguées, exigeant “l’égalité des chances pour tous les partis et mouvements” et un centre de surveillance a été installé pendant toute la durée de la campagne.

Comme on l’a déjà dit, ajoute Audrey Crespo-Mara, tout le monde s’accorde à reconnaître, qu’il est indispensable que les diffuseurs publics assurent l’impartialité et l’équilibre.

Mais, en Europe occidentale, les façons d’y parvenir sont nettement différentes.

Certains pays, n’ont pas de règles, d’autres en ont de très strictes, assorties de contrôles. Cela est très probablement lié à l’influence”, article de la journaliste française, Audrey Crespo-Mara (épouse de Thierry Ardisson).

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Présidentiel Emmanuel Macron, qu’hérite-il vraiment

Posted by on Mai 18, 2017 in Politique | Commentaires fermés sur Présidentiel Emmanuel Macron, qu’hérite-il vraiment

Élu 7 mai dernier président de la république avec 65.7 % de voix, Emmanuel Macron, le plus jeune président de l’histoire avec ses 39 ans, le lendemain des élections a rebaptisé le nom de son mouvement en « la république en marche ». Quelles seront ses premières réformes ? Et dans quelle situation hérite-t-il les rênes de la France ?

Quelle situation hérite-t-il ?

  1. Macron prendra officiellement les commandes de sa nouvelle fonction, ce dimanche 14 mai, mais ce qui est sûr, c’est qu’il hérite d’une situation économique plus propice que François Hollande en 2012. Car lors de l’entrée de M. Hollande à l’Elysée tous les chiffres étaient en détresse (la croissance, les comptes publics, l’investissement, les dettes, chômage…)

Mais le plus gros problème que doit affronter Emmanuel Macron, reste le chômage, que malgré tous ses efforts, François Hollande cédera la place avec 3.5 millions de chômeurs, soit 600 000 de plus que 2012. En plus des nombreuses sociétés en difficultés financières qui peuvent à tout moment mettre à la porte plus que 6000 salariés. Comme le cas des sociétés de Textile Mim, Vivarte et Tati, qui cette dernière est en redressement judiciaire depuis le 4 mai dernier, avec la désignation d’un administrateur judiciaire Laurent Le Guernevé. Toutefois, fin mai prochain, les offres de reprise proposées, seront étudiées par le tribunal, avec l’aide de l’administrateur judiciaire.

La dette nationale est aussi un autre point qu’il faut que le nouveau président double plus d’effort pour le surpasser, vu que durant le quinquennat de Hollande est passé de 90.2 % du PIB en 2012 à 96 % fin 2016.

Son premier chantier, la loi travail

Une nouvelle loi de travail, se mettra en œuvre dès cet été, c’est le projet d‘Emmanuel Macron, après les multiples manifestations contre la loi El-Khomri qui privilégie la négociation collective au code de travail. Le nouveau président veut accorder plus de souplesse et plus d’autonomie pour les entreprises. En finir avec un code de travail semblable à toutes les sociétés pour privilégier la négociation et établir leur propre règle avec des accords avec le syndicat. Ces négociations tourneront autour des heures de travail ainsi que le salaire des employés et les conditions de travail. Mais encore le nouveau président veut établir un plafond les indemnités en cas de licenciement abusif des salariés.

D’autres réformes envisagées

Parmi les réformes programmées par le nouveau président, l’arrêt immédiat du népotisme des parlementaires, en interdisant d’employer un membre de leur famille. Dès la rentrée prochaine Macron prévoit limiter le nombre d’élèves à 12 par classe pour améliorer la qualité de l’enseignement, et restituer les classes bi-langues. Mais encore intervenir dans le développer et la construction européenne et bien sûr intervenir dans la lutte contre le terrorisme.

 

 

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